
GEOLOGIE
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Pour comprendre la géologie de notre petit village, Saint-Cyr-en-Arthies, il essentiel d’élargir le regard vers celles du Bassin parisien, du Vexin, de l'Arthies.
« Le Bassin de Paris est un vaste plateau avec des terres cultivées, des forêts, et quelques buttes témoins, entaillé par des vallées. »[1]
Le Vexin, qui lui appartient, est à son image : buttes, plateaux et vallées que l’on retrouve également dans le petit pays d’Arthies.
[1] https://clubgeologiqueidf.f/





Le pays d'Arthies, dans son entité géologique , est formé de deux ensembles de buttes alignées dans la direction armoricaine (NO/SE) : les buttes Marisis, 10 km de longueur, entièrement situées en Yvelines, et les buttes d’Arthies, 14 km de longueur, à cheval entre les Yvelines et le Val d’Oise.
Il est limité à l’Ouest par l’Epte, au sud par la Seine, à l’est et au nord par les deux Aubettes, celle de Magny et celle de Meulan. »[1] (historiquement, il s'étend jusqu'au rives de la Seine).
Ces buttes, d'environ 200 m d'altitude, forment un seul ensemble issu du synclinal entre faille de Seine et faille de Banthelu.
Entre les buttes Marisis et buttes d'Arthies, le synclinal offre, une vaste zone d'érosion, parcourue de bosses moins hautes, ainsi les Ravenelles, le Mont Rôti, de talwegs ( conduisant les eaux vers les rivières et la Seine) , il accueille les villages actuels, dont Saint-Cyr-en-Arthies et montre les reliefs de succession décrits précédemment dans le Vexin : plateau, coteau, vallée.
[1]Freytet Alain, Mazas Alain, Atlas des pays et paysages des Yvelines, CAUE78, 1992, p. 192

La réactivation à la fin du Crétacé, des failles anciennes de l’ère primaire, comme la faille du Bray et la faille de la Seine, induit localement des compressions NE-SO.
Entre l’élévation des anticlinaux, au niveau des failles, le synclinal du Vexin se creuse.
Les sédimentations successives s’y déposent, et après l’émersion du Bassin parisien, sont le lieu où se joue une intense érosion donnant naissance au paysage actuel de notre région, Vexin, Arthies, Saint-Cyr-en-Arthies.
Buttes, plateaux, coteaux, vallées.

Saint-Cyr-en-Arthies, comme on le voit sur les cartes précédentes, est physiquement situé entre, et en parallèle, des failles de Banthelu et de Seine.
Il étend ses presque 4 km² sur le flanc sud-ouest du synclinal, où il creuse son vallon, entre les buttes (Arthies et Marisis)
Ainsi, sur ses quelques hectares de surface, notre village représente remarquablement l'histoire géologique du Vexin.

La coupe stratigraphique précédente permet de traduire le paysage de surface de Saint-Cyr-en-Arthies, à la fin des dépôts sédimentaires de sables de Fontainebleau vers 28 millions d'années. Ils se sont déposés dans un milieu marin très peu profond, presque une plage tropicale.
Puis le retrait de la mer retrait ouvre la voie à des processus continentaux qui vont transformer ces sables en grès et en meulières, entre 30 et 28 millions d'années.
Un toit solide et fragile car le grès n’est pas un banc continu : c’est une mosaïque de zones dures et de zones tendres prête pour céder ou résister aux phénomènes de l'érosion du Quaternaire.
Entre 30 et 28 millions d’années, le Vexin voit ses roches s’altérer lentement : les sables récemment déposés se cimentent en grès plus ou moins durs, tandis que l’altération chaude et humide transforme les calcaires en meulière.
Ainsi les plaques de grès forment le toit du Vexin et de l'Arthies et on observe souvent des concrétions gréseuses (éléments insolites dits "bizarres" localement).
Le plateau se prépare progressivement au relief qui sera ensuite sculpté, vers 10–8 millions d’années. L’érosion (sape, ruissellement, déblaiement des marnes) commence à entailler le plateau du Vexin, isolant progressivement les buttes actuelles. C'est entre 2,6 millions d’années et 12 000 ans, durant les phases froides du Quaternaire, que les climats périglaciaires modèlent profondément le Vexin : gélifraction, solifluxion ( fragmentation et ruissellement des roches) et ruissellement diffus sculptent les versants et accentuent la forme actuelle des vallées.
Le temps de l'érosion et de la formation du paysage commence à partir de l'émersion du Vexin.
Nous sommes à 23 millions d'années au Miocène.
Les diaporamas suivants permettent de situer et comprendre l'érosion quaternaire à Saint-Cyr-en-Arthies
Comment ?
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en visualisant des coupes parallèle et perpendiculaire aux failles de Seine, de Banthelu et de Bray et leur évolution au cours des âges.
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en visualisant des points particuliers du village et la position de ces lieux exemplaires dans l'empilement sédimentaire.
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en découvrant dans notre paysage d'aujourd'hui, les traces de sa formation géologiques par des promenades singulières.






Cinq promenades, entre plateau, coteau et vallon et notre village n’a plus de secret pour nous :
4 km² résument la géologie du Pays d’Arthies, comme celle du Vexin et du Bassin parisien.
Nous comprenons comment les roches sous-jacentes ont subi de nombreuses transformations au fil de millions d’années, racontant ainsi l'histoire géologique de la région.
Elles reflètent les changements climatiques et les mouvements tectoniques qui ont sculpté le paysage actuel, couvert d’une végétation typique des zones tempérées.
Les hommes y sont apparus au Paléolithique puis se sont installés ,vers la fin de la dernière période glaciaire. (- 10 000 ans ) donnant naissance à la Préhistoire, objet du prochain chapitre.
Pour comprendre la géologie de notre petit village, Saint-Cyr-en-Arthies, il essentiel d’élargir le regard vers celles du Bassin parisien, du Vexin, de l'Arthies.
« Le Bassin de Paris est un vaste plateau avec des terres cultivées, des forêts, et quelques buttes témoins, entaillé par des vallées. »[1]
Le Vexin, qui lui appartient, est à son image : buttes, plateaux et vallées que l’on retrouve également dans le petit pays d’Arthies.
[1] https://clubgeologiqueidf.f/
Le pays d'Arthies, dans son entité géologique , est formé de deux ensembles de buttes alignées dans la direction armoricaine (NO/SE) : les buttes Marisis, 10 km de longueur, entièrement situées en Yvelines, et les buttes d’Arthies, 14 km de longueur, à cheval entre les Yvelines et le Val d’Oise.
Il est limité à l’Ouest par l’Epte, au sud par la Seine, à l’est et au nord par les deux Aubettes, celle de Magny et celle de Meulan. »[1] (historiquement, il s'étend jusqu'au rives de la Seine).
Ces buttes, d'environ 200 m d'altitude, forment un seul ensemble issu du synclinal entre faille de Seine et faille de Banthelu.
Entre les buttes Marisis et buttes d'Arthies, le synclinal offre, une vaste zone d'érosion, parcourue de bosses moins hautes, ainsi les Ravenelles, le Mont Rôti, de talwegs ( conduisant les eaux vers les rivières et la Seine) , il accueille les villages actuels, dont Saint-Cyr-en-Arthies et montre les reliefs de succession décrits précédemment dans le Vexin : plateau, coteau, vallée.
[1]Freytet Alain, Mazas Alain, Atlas des pays et paysages des Yvelines, CAUE78, 1992, p. 192
La réactivation à la fin du Crétacé, des failles anciennes de l’ère primaire, comme la faille du Bray et la faille de la Seine, induit localement des compressions NE-SO.
Entre l’élévation des anticlinaux, au niveau des failles, le synclinal du Vexin se creuse.
Les sédimentations successives s’y déposent, et après l’émersion du Bassin parisien, sont le lieu où se joue une intense érosion donnant naissance au paysage actuel de notre région, Vexin, Arthies, Saint-Cyr-en-Arthies.
Buttes, plateaux, coteaux, vallées.
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